Griefs à l'encontre du SNAM

 

La création de l'UNAM, en novembre 2013, a suscité nombre de commentaires souvent acerbes et principalement basé sur le thème de la trahison, de la divison de la profession, de la quête d'un pouvoir perdu ...

 

Force est de constater que, depuis 1979, date de fondation du SNAM en remplacement de l'UNAM historique (Jacques CADIER 1972), à 2013, la représentation des Accompagnateurs et Accompagnatrices en Montagne est restée largement unitaire.

 

Ici où là, sur les territoires, des réseaux syndicaux (délivrant des assurances en RCP) mais n'ayant objectivement aucune action syndicale au sens de la Loi de 1884 se sont installés. A ce titre, nous pouvons citer la Compagnie de la Vanoise, la Compagnie de Corse et l'AGAMM (Alpes-Maritimes).

 

La création de l'UNAM représenta donc un réel boulversement de la représentation professionnelle et il est bien normal que les collègues ici ou là, pas ou peu informés des affaires internes, aient pu qualifier cette initiative de trahison dévastatrice.

 

En 2006, le rédacteur de cette page internet avait écrit et coordonné le numéro hors série de la revue "L'Accompagnateur en Montagne" pour son numéro "1976-2006 : 30 ans de brevet d'Etat". Nous vous proposons de vous y reporter pour vous remémorer l'histoire de la profession. Il s'agit là de s'imprégner d'une histoire de 30 ans pour mieux comprendre l'échec syndical des années 2013-2017.

 

Ce qui y est particulièrement mis en lumière c'est la force de l'action syndicale et le côté visionnaire des équipes élues tout au long de ces années de CADIER à PUTELAT en passant par HERMES, MOLINIER, LIBERELLE ...

 

Ce qui est signifiant, au regard de l'histoire professionnelle, c'est que le syndicat historique a toujours fait preuve de vision, d'anticipation et d'expérimentation. Nous constatons avec grande tristesse et colère que les années 2013-2016 ont été tout à l'inverse, par amateurisme et surtout par piratage du syndicat historique par des intérêts extérieurs.

 

En 1983, le SNAM s'oppose à la déréglementation initiée par le ministère du Temps Libre du gouvernement Mauroy qui visait à permettre à des animateurs de l'époque d'encadrer contre rémunération en montagne. Il a gain de cause et le projet ministériel est mis aux oubliettes.

 

En 1986, le SNAM s'oppose (enfin) à la position ministérielle interdisant la pratique sur neige et il met en avant sa commission "Neige" composée de grands anciens de la profession (DUCROS, MUFFAT JOLY, OURS ...) qui,  réunion après réunion et expérimentation après expérimentation ont codifié, à l'interne, ce que sera, au final et quasiment mot pour mot l'UF 3 du BE : la "valence hivernale". A force de mise à l'ordre du jour en Section Permanente de l'Alpinisme, la prérogative "raquettes à neige" sera finalement admise en 1993 et publiée en 1994.

 

En 1989, le diplôme est BE Alpinisme Accompagnateur en Moyenne Montagne, le SNAM dépose la marque "Accompagnateur en Montagne" (Mountain Leader en anglais). Le président du SNGM de l'époque saisi le ministre Roger BANBUCK qui estime que la marque est légitime. Affaire classée, avec succès !

 

En 1992, la C.E.E. s'apprête à devenir l'Union Européenne et l'Acte Unique de 1993 est dans les tuyaux. La profession, sous l'impulsion de Claude MOLINIER met en oeuvre la C.E.A.M. (Communauté Européenne des Accompagnateurs en Montagne) qui, dans sa plateforme validée par 9 organisations professionnel préfigure ce que sera la U.I.M.L.A. fondée en 2004. Très tôt donc, les professionnels et leur syndicat historique ont anticipé sur la "liberté de circulation et d'exercice professionnel". Durant des années, les avis du SNAM en Section Permanente de l'Alpinisme ont participer à la codification de la délivrance des autorisation d'exercice pour les accompagnateurs en montagne diplômés à l'étranger. Ces règles sont désormais claires et ont fait jurisprudence, y compris pour les situations d'équivalence des moniteurs de ski.

 

En 2001, la Loi sur l'environnement spécifique avait définit la raquette à neige comme assimilée au ski et la randonnée en montagne comme assimilée à l'alpinisme. Dans les deux cas, nous étions placés sous la protection de fait de deux autres professions et syndicats forts : le SNMSF et le SNGM. Nous étions dépendants de leurs positions à notre égard pouvant fluctuer en fonction de leurs présidents respectifs. Pour affirmer notre position d'encadrement dans un milieu placé sous environnement spécifique (BE exigé), le SNAM de l'époque (HERMES, VALENTIN ...) ont imaginé un dispositif de recyclage non pas interne comme cela était le cas pour les moniteurs "rouges" mais obligatoire pour tous. Le recyclage, décidé en 2002 est donc mis en place en 2003 avec son premier cycle. Mal compris, à ses début par la profession, il a fini par s'inscrire dans le parcours professionnel.

 

En 2005, sous l'impulsion de votre rédacteur et après validation du comité directeur du SNAM, le "stage hivernal expérimental" est mis en place et aura été souscrit par plusieurs centaines de stagiaires au BE AMM. Là encore, en strict parallélisme des formes avec le processus de 1986, il s'agissait de lancer la refonte du nouveau BE AMM des années 2010 en mettant en équilibre, tant dans les pré-requis qu'au titre des prérogatives de stagiaires, la pratique hivernale sous tutorat mais en autonomie contrôlée.

 

En 2006, des menaces pèsent à nouveau sur l'environnement spécifique. Il faut comprendre qu'à l'époque des moniteurs de ski, diplômés à l'étranger, remettent en question le monopole français en s'installant dans des stations en vue. Des affaires et des recours administratifs commencent à défrayer la chronique et le ministère français est en difficulté. Les secrétaires généraux du Conseil Supérieur des Sports de Montagne, respectivement et chronologique M. GROLIER et M.PINGUET attirent nos attentions sur le fait que le droit européen nécessite une base objective de réglementation et que le "jacobinisme" n'est pas un fondement, quand bien même celui-ci serait "historique" et fondateur à l'international. La négociation visant à la prise en acte de ce qui deviendra l'arrêté du 14 juin 2007 définissant l'environnement spécifique estival est lancée. Force est de constater que les ministres de la mandature de M. SARKOZY n'ont pas donné suite pour sa mise en oeuvre mais un texte clair existait à toutes fins utiles.

 

En 2010, après moultes interventions effectuées via des députés et sénateurs de la montagne de tous bords politiques, la qualité d'enseignant des Accompagnatrices et Accompagnateurs en Montagne est confirmée par une lettre de cadre du ministre Eric WOERTH. Il s'agit là de la confirmation de l'article 293 du GCI estimant que les "Accompagnateurs en Montagne", éducateurs sportifs sont comme les guides et les moniteurs de ski, des enseignants de "techniques propres à l'activité" (ce qui est indiqué sur nos cartes professionnelles) et sont donc, de droit, exonérés de T.V.A.

 

En 2011, le recyclage obligatoire n'est plus considéré comme tel pour donner lieu à remboursement des frais pédagogiques. Le SNAM se mobilise et intervient auprès des Fonds Interprofessionnels de Formation (ex AGEFICE) pour que le caractère obligatoire de cette étape permettant de renouveller la carte professionnelle le soit. Après plusieurs mois, la profession a gain de cause et nous en profitons, à l'époque pour la prise en compte de la formation "marche nordique" au titre du renforcement du positionnement économique de la profession.

 

Ces éléments sont objectifs et des succès incontestables.
Il y aura des échecs. Il faut aussi les mentionner.


Echec en matière de prise de position du SNAM sur la nouvelle activité qu'est le Canyon. Après l'AQA de 1994, recherchant le compromis avec le SNGM (le SNAPEC n'est pas encore fondé), les Guides ayant de facto la prérogative "canyon" au titre des prérogatives génériques du "trio à corde", le SNAM ne sollicitera pas une nouvelle AQA en 1995. Une scission interne sera forte et perdurera. La randonnée aquatique, ancêtre du canyon est incontestablement une intiative AMM des années 80 tout comme le fut la raquette à neige. Le motif énoncé par le SNAM de l'époque a été que "le canyon est une activité éloignée du coeur de métier et qu'il ne faut pas fragiliser le principal au motif d'un accessoire régional".

 

Echec en matière d'activisme du SNAM à propos du VTT. Le "cyclo-muletier" des années 70 devenu "Mountain-Bike" en 1982 est effectivement une initiative AMM. Les cyclistes de l'époque n'avaient pas vu venir la mode. Le BEES Activités du Cyclisme, dans sa version initiale ne prenait pas en compte cette activité "non-académique". La commission VTT du SNAM a eu beau faire, y compris dans les années 2010, mais, question de culture, de priorité, concrêtement le syndicat n'a pas véritablement mis les moyens à cette prérogative de CQC au BE. MCF est née, animée par des jeunes communiquants et empreints de marketing ... on connait la suite et force est de reconnaître leur talent.

 

Voici donc un petit résumé de l'action syndicale sur une trentaine d'années. Sans parodier feu Georges MARCHAIS, le "bilan est toutefois globalement positif".

 

Et un jour, l'improbable est survenu...

 

Un nouveau président, jeune, dynamique et entreprenant est élu : Philippe RAGNE. Cela s'est passé en 2010 au congrès de Coltines (Cantal). Philippe RAGNE n'était pas un inconnu, il avait été secrétaire adjoint puis secrétaire du bureau exécutif et, il est objectif de dire, qu'il faisait preuve de volontarisme.

Est-ce l'air du temps, le jeunisme, le changement ... mais il a été largement élu à Coltines.

Philippe RAGNE avait certainement de bonnes idées, votre rédacteur y a largement participé, mais il avait le défaut inhérent de l'ambition : le brûlage des étapes et une action trop personnelle, mettant le bureau et le comité directeur devant le fait accompli.

 

Chacun de nous est fier de son diplôme, chacun de nous a le sentiment de contribuer à l'éducation populaire, à l'animation, au dynamisme et à l'attractivité des territoires touristiques, chacun de nous se sent investi d'une mission noble : faire partager au plus grand nombre le territoire montagnard, naturel et patrimonial.

 

Mais, objectivement que pesons-nous face à l'image des Guides et à la puissance économique des Moniteurs de Ski ? Nous pensons, certes, mais peu. Philippe RAGNE a de part trop oubié cet équilibre ancestral. Il l'a probablement trop bousculé ("Les Guides et les Moniteurs sont frères et votre ancien président l'a oublié" Gilles CHABERT devant moi et Nelly POYET le 30 novembre 2012 à l'ENSA lors de la venue de la ministre des Sports Valérie FOURNEYRON)

 

Malmené à l'externe (SNGM, SNMSF), contesté à l'interne pour un train de vie présidentiel un peu exagéré, peut-être nécessaire mais contestable par une volonté, déjà de rationnaliser les frais de fonctionnement du syndicat, Philippe RAGNE a opté pour un clivage au sein de son propre bureau exécutif qui a fini par opposer les élus et les salariés du siège. La conséquence fut sa démission au congrès de Chamonix en novembre 2012, une année avant la fin de son mandat officiel.

 

Dans un contexte fortement émotif, ceux présents s'en souviennent, un nouveau BE est élu. L'ancien secrétaire TRISTAN est élu président, l'ancien membre du BE, Stéphane BORNET est élu vice-président. Deux autres membres du comité directeur mis en avant d'ailleurs par Philippe RAGNE en 2012 : MONNERON et ROUX sont élus sur un ticket, respectivement secrétaire et trésorier.

 

La mandature TRISTAN (novembre 2012 à novembre 2016)

 

Didier TRISTAN et Stéphane BORNET, parfaitement informés de la situation financière et budgétaire du SNAM prennent la tête de l'exécutif et leur premier argument de justification est un "trou de 400.000 Euros" laissé par les équipes d'avant. Très vite, le "avant" exonère Philippe RAGNE et remonte à 2010, dernière année de mandature du président HERMES.

 

Ce qui n'a jamais été dit à l'époque, ni aux membres du comité directeur et encore moins aux adhérents, c'est que le "trou" en question est simplement l'affaire d'une écriture comptable rendue  désormais obligatoire (il s'agissait d'une "somme à percevoir" au crédit du SNAM, inscrite à son bilan depuis de nombreuses années et liée au déficit, lui-bien réel de l'action "Concept FABIEN" portée par l'A.E.M., Association Nationale des Accompagnateurs en Montagne). En 2003-2004 l'A.E.M. avait porté un projet cofinancé par l'Union Européenne, fort intéressant (accès de la montagne aux personnes à mobilité réduite), mais trop gros pour ses capacités de financement en propre. Le SNAM avait donc "épongé la dette" à l'exerne et il subsistait une dette interne entre l'A.E.M. et le SNAM.

 

La réalité était donc assez éloignée des accusations d'enrichissement personnel de certains et de mauvaise gestion antérieure car antérieurement, la dette pouvait être conservée. Le hasard a voulu que la règle comptable précisée par l'expert-comptable de l'époque tombe cette année-là.

 

Assoir un pouvoir sur un mensonge et le faire fructifier ainsi a donc suscité chez quelques dizaines d'Accompagnateurs en Montagne, la plupart quelque peu expérimentés en matière syndicale, un fort rejet.

 

Entendre asséner par la nouvelle équipe exécutive qu'il découvraient une situation catastrophique alors que 2 des 4 étaient membres du bureau sortant et que les deux autres étaient élus au comité directeur national depuis au moins un mandat. Cela n'était pas acceptable.

 

C'est ainsi que l'U.N.A.M. a été légitimement créée.

 

En 2014, un nouveau président y est élu : Patrick SCHLATTER, ancien membre du comité directeur dans les années 90, ancien président de la section Savoie dans ces mêmes années et voici comment il s'exprime aujourd'hui dans un courrier adressé à un collègue.

Les pièces citées par ce courrier sont téléchargeables ci-dessous
Courrier avril 2017 de PS à Sébastien B.[...]
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Ci-dessous, les pièces énoncées par Patrick SCHLATTER en mode téléchargement dans l'ordre de leur citation dans le courrier ci-dessus.

5.1 - P.SCHLATTER Au Bureau executif le [...]
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5.2 - TASTET à Patrick SCHLATTER le 11 1[...]
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5.3 - Patrick SCHLATTER a J.TASTET et C[...]
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5.4 - Joel ROUX à Patrick SCHLATTER le 1[...]
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7.0 - Patrick SCHLATTER à Jean TASTET 14[...]
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0.1 - Commission de déontologie au Prési[...]
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0.2 - Commission déontologique au 18 Oct[...]
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7.3 - Patrick SCHLATTER Bureau SNAM 15 1[...]
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17.9.7 - Pierre Paul MONNERON.pdf
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17.9.8 - Joel ROUX.pdf
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17.9.9 - François BURTHEY.pdf
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6.1 - Nelly POYET a Patrick SCHLATTER le[...]
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6.2 - P.SCHLATTER à Nelly POYET 14 12 20[...]
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6.4 - Courrier mail du 15 12 2013 de Pat[...]
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9.1 - COMMUNIQUE Patrick SCHLATTER du 28[...]
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9.2.2 - Aux accomp... de Patrick SCHLATT[...]
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